Article #5 : Où l'on se recueille et l'on lit TOUT
C'était juste avant l'aube, un triste
Matin
de cette sombre année Quarante Quatre
Quand
le commandant de première ligne fut prié de ne pas bouger
Alors
qu'il demandait l'évacuation de ses hommes
Et
les Généraux rendirent grâce au reste des combattants
Qui
retenaient autant que possible les tanks ennemis
Et
la tête de pont d'Anzio fut conservée au prix
D'une
petite centaine de vies ordinaires.
Comme
ça, tu t'es dis que tu aimerais bien aller au spectacle
Pour
frissonner de confusion
Eprouver
l'ivresse du jeune dans le coup
Dis-moi,
quelque chose t'a échappé, mon petit ?
Ce
n'est pas ce à quoi tu t'attendais ?
Si
tu veux découvrir ce qu'il y a derrière ce regard froid
Tu
devras déchirer de tes ongles ce déguisement.
Maman
aime son bébé, et papa l'aime aussi
Et la mer peut te
sembler chaude
Et le ciel peut
paraître bleu
Mais ooooh, mon
bébé
Ooooh mon tout
petit bébé
Oooooh bébé
Si tu vas patiner
Sur la fine couche
de glace de la vie moderne
Traînant derrière
toi le reproche muet
D'un million
d'yeux remplis de larmes
Ne t'étonne pas
quand une fente dans la glace
Apparaîtra sous
tes pieds
Tu perds la tête
et l'équilibre
Et ta peur
s'écoule sous toi
Tandis que tu
t'aggrippes à la fine couche de glace.
Papa s'est envolé de l'autre côté de l'océan
Ne laissant
derrière lui qu'un souvenir
Un instantané dans
l'album de famille
Papa, qu'as-tu
laissé d'autre pour moi ?
Papa, que m'as-tu
laissé derrière toi ?
Tout compte fait,
ce n'était rien qu'une brique dans le mur
Tout compte fait,
ce n'était rien que des briques dans le mur.
Et
le bon vieux Roi George envoya un avis à ma mère
Quand il apprit que
Père avait été tué
C'était, je me
souviens, sous forme de parchemin
Avec feuille d'or et
tout
Je l'ai trouvé un jour
Enfoui dans un tiroir
plein de vieilles photos
Et mes yeux se
remplissent encore de larmes en songeant
Que Sa Majesté y a
apposé son propre sceau
Il faisait noir tout autour, la terre était gelée
Quand les Tigres
furent lachés
Et il n'y eut pas un
seul survivant
Du Royal Fusiliers
compagnie C
Ils furent tous abandonnés
La plupart morts, les
autres en train de mourir
C'est ainsi que le
Haut Commandement
M'a privé de mon papa.
As-tu
vu ces hommes effrayés ?
As-tu entendu tomber les bombes ?
T'es-tu jamais demandé pourquoi
Il fallait courir s'abriter
Alors que la promesse d'un monde nouveau
Pointait dans un beau ciel bleu ?
As-tu vu ces hommes effrayés ?
As-tu entendu tomber les bombes ?
Les flammes sont toutes éteintes depuis longtemps, mais la douleur
demeure
Adieu, ciel bleu
Adieu, ciel bleu
Adieu. Adieu.
Quand
nous avons grandi et sommes allés à l'école
Il y avait certains
professeurs qui
Brimaient les enfants
par tous les moyens possibles
En tournant en
dérision tout ce que nous pouvions faire
Soulignant chaque
faiblesse
Que les gamins
s'efforçaient pourtant de cacher
Mais en ville, il était notoire
Qu'en rentrant chez
eux le soir
Leurs épouses grasses
et psychopathes les malmenaient
En ne leur laissant
qu'un souffle de vie.
Nous
n'avons pas besoin d'instruction
Pas besoin de contrôle de nos pensées
Assez de sarcasmes en classe
Professeurs, fichez la paix aux mômes
Eh, Prof, fiche la paix aux mômes
De toutes façons ce n'est qu'une brique de plus dans le mur
De toutes façons vous n'êtes qu'une brique de plus dans le mur
Nous n'avons pas besoin d'instruction
Pas besoin de contrôle de nos pensées
Assez de sarcasmes en classe
Professeurs, fichez la paix aux mômes
Eh, Prof, fiche nous la paix !
De toutes façons vous n'êtes qu'une brique de plus dans le mur
De toutes façons vous n'êtes qu'une brique de plus dans le mur.
Mère,
crois-tu qu'ils vont lacher la bombe ?
Mère, crois-tu qu'ils aimeront ma chanson ?
Mère, crois-tu qu'ils vont essayer de me briser les couilles ?
Mère, dois-je me construire un mur ?
Mère, dois-je être candidat à la présidence?
Mère, dois-je faire confiance au gouvernement ?
Mère, m'enverront-ils en première ligne ?
Suis-je vraiment en train de mourir ?
Chut
mon bébé, bébé, ne pleure pas
Maman va se charger de concrétiser tous tes cauchemars
Maman va te communiquer toutes ses craintes
Maman va te garder ici, sous son aile
Elle ne te laissera pas t'envoler, mais peut-être chanter
Maman gardera son bébé bien au chaud
Oooh mon bébé, ooh mon bébé, ooh bébé
Bien sûr maman t'aidera à construire le mur
Mère, crois-tu qu'elle est assez bien pour moi ?
Mère, crois-tu qu'elle est dangereuse pour moi ?
Mère, va-t-elle détruire ton petit garçon ?
Mère, va-t-elle me briser le cœur ?
Chut mon bébé, bébé, ne pleure pas
Maman contrôlera toutes tes petites amies pour toi
Maman n'en laissera passer aucune de pervertie
Maman veillera jusqu'à ton retour
Maman saura toujours d'où tu reviens
Maman conserva son bébé propre et en bonne santé
Oooh mon bébé, ooh mon bébé, ooh bébé,
Tu seras toujours mon bébé à moi.
Mère, avait-il besoin d'être si haut ?
Qu'emploierons-nous
pour remplir les espaces vides
Où rugissent les vagues de la faim ?
Avancerons-nous parmis cet océan de visages
En quête de plus en plus d'applaudissements ?
Achèterons-nous
une nouvelle guitare ?
Conduirons-nous une voiture plus puissante ?
Travaillerons-nous toute la nuit ?
Allons-nous engager des batailles ?
Laisser les lumières allumées ? Lâcher des bombes?
Faire des tournées en Asie ? Tomber malades ?
Enfouir des ossements ? Briser des foyers ?
Envoyer des fleurs par téléphone ?
Nous mettre à boire ? Voir un psy ?
Devenir végétariens ? Peu dormir ?
Garder des gens comme animaux de compagnie ?
Dresser des chiens ? Faire courir des rats ?
Remplir le grenier de monnaie ?
Enterrer un trésor ? Faire provision de loisir ?
Mais ne jamais se détendre.
Le dos au mur.
Je
suis nouveau par ici
Etranger à cette ville
Où est-ce qu'on s'amuse ?
Qui va guider cet étranger ?
Ooooh, il me faut une salope
Ooooh, il me faut une vicelarde
Est-ce qu'une femme dans ce désert
Fera de moi un vrai mâle ?
Prends ce réfugié du Rock & Roll
Oooh, bébé libère moi
Ooooh, il me faut une salope
Ooooh, il me faut une vicelarde.
Jour
après jour, l'amour vire au gris
Comme la peau d'un moribond
Et nuit après nuit, nous prétendons que tout va bien
Mais j'ai mûri, et
Tu t'es refroidie, et
Désormais, plus rien n'est très amusant
Et je sens venir une de mes crises
Je me sens froid comme une lame de rasoir
Serré comme un garot
Sec comme le son d'un tambour funéraire
Cours dans la chambre
Dans la valise sur la gauche
Tu trouveras ma hache favorite
Ne prends pas cet air effrayé
C'est juste une phase éphémère
Un de mes mauvais jours
Veux-tu regarder la télé ?
Ou te glisser entre les draps ?
Ou contempler l'autoroute déserte ?
Veux-tu quelque chose à manger?
Veux-tu apprendre à voler ? Tu voudrais ?
Voudrais-tu me voir essayer ?
As-tu envie d'appeler les flics ?
Crois-tu qu'il est temps que je m'arrête ?
Pourquoi est-ce que tu t'enfuis ?
Ooooh
bébé, ne me quitte pas maintenant
Ne dit pas que c'est la fin du voyage
Rappele-toi les fleurs que j'ai envoyées
J'ai besoin de toi, bébé
Pour te passer à la moulinette
Devant mes amis
Ooooh bébé, ne me quitte pas maintenant.
Comment peux-tu partir ?
Sachant combien j'ai besoin de toi
Pour te réduire en bouillie le samedi soir
Ooooh bébé, ne me quitte pas maintenant
Comment peux-tu me traiter ainsi, te débiner ?
Ooooh bébé, pourquoi est-ce que tu t'en vas ?
Oooooh bébé...
Je
n'ai pas besoin de bras autour de moi
Et pas besoin de drogues pour me calmer
J'ai vu l'inscription sur le mur
Ne croyez pas que j'aie besoin de quoi que ce soit
Non! Ne croyez pas que j'aurai besoin de quoi que ce soit
Tout compte fait, ce n'était que des briques dans le mur
Tout compte fait, vous n'étiez tous que des briques dans le mur.
Adieu
monde cruel
Je te quitte aujourd'hui
Adieu, adieu, adieu
Adieu, vous tous
Par mr-confiture, Jeudi 30 Aout 2007 à 13:19 GMT+2 dans Ma rubrique (article, RSS)







